Coco – Notre critique !

Fiche Infos

  • Date de sortie : 29 novembre 2017
  • Titre en VO : Coco
  • Sortie étasunienne : 22 novembre 2017
  • Production : Disney/Pixar
  • Budget : Inconnu
  • Recettes mondiales : A venir…
  • Nombres d’entrées en France :  A venir…
  • Sortie vidéo : A venir…
  • Réalisateurs :  Lee Unkrich et Adrian Molina
  • Producteur : Darla K. Anderson
  • Scénaristes : Lee Unkrich, Jason Katz, Matthew Aldrich et Adrian Molina
  • Compositeur : Michael Giacchino

Création du film

Comme pour chaque film d’animation, de l’idée à la sortie, le chemin est très long. C’est ainsi que les équipes de Pixar ont commencé à travailler sur Coco en septembre 2011. Le film est annoncé en 2012 au grand public et le nom du réalisateur et de la productrice sont révélés avec comme nom de projet « Dia de los Muertos ». Lors de la D23 de 2015, le projet change de nom et devient « Coco » et il est annoncé comme le Disney-Pixar de Noël 2017.

Notre avis sur le film

Actuellement, Pixar est dans une période un peu particulière de son histoire. En effet, depuis la rachat par The Walt Disney Company (en 2006), certains trouvent que les deux studios se confondent (Rebelle) et d’autres diront que Pixar perd en qualité (Cars 2, Le Voyage d’Arlo). Les plus optimistes diront que Pixar a de beaux jours devant lui avec de nombreuses histoires à raconter (Vice-Versa) et les plus pessimistes diront que le studio est en perte de créativité (à en juger par les nombreuses suites qui composent la quasi-totalité de leur calendrier). Nous n’allons pas donner raison à l’un ou à l’autre pour l’instant, nous allons simplement vous parler de leur dernier film en date : Coco

La première chose que l’on pouvait souhaiter à l’annonce du projet, c’était d’être plongé en plein cœur du Mexique et surtout dans un « monde des morts ». Après l’excellent et très coloré Les Noces Funèbres de Tim Burton et le sympathique La Légende de Manolo produit par Guillermo Del Toro, on avait hâte de voir à quoi pourrait ressembler un monde rempli de squelettes made in Pixar. Et le résultat est à la hauteur des attentes ! Ainsi, la ville est vraiment travaillée, grandiose et pétillante de couleurs. Une grande partie du film se déroule à notre grand plaisir dans ce monde fantastique que l’on veut toujours découvrir d’avantage. Les plans larges sur la ville sont un régal pour les yeux. Les créatures en son sein participent grandement à la magie du lieu, notamment Pepita qui est une belle réussite des équipes Pixar. On reprochera tout de même au monde des morts de ressembler trop au monde des vivants. L’équipe du film voulait d’ailleurs que le monde des morts soit plus coloré que celui des vivants, mais la différence est malheureusement assez fine, il aurait fallu que ce monde soit encore plus déconnecté des villes actuelles.

Nous sommes bien devant un Pixar, il n’y a pas de doute là-dessus puisque le scénario marque un sans faute. En effet, le film dure 1h49, ce qui est long pour un film d’animation. Et pourtant, on ne voit pas le temps passer. Cela est dû à l’excellent développement de chaque personnage ainsi qu’à leurs relations. Ainsi, on tombe amoureux de chacun des personnages principaux que l’on rencontre pendant le film. Tous ont un caractère bien particulier, chacun entretien des relations complexes au sein de la famille, car oui, Coco est aussi et surtout l’histoire d’une famille aux relations compliquées. On regrettera seulement le fait que les deux parents de Miguel soient en arrière-plan et dénués de toute différence, car si ça n’avait pas été le cas, le scénario aurait été encore plus riche en tous les domaines qu’il ne l’est déjà.

Vous l’aurez deviné, on tient là notre double-lecture que l’on trouve traditionnellement chez les Pixar. Tout cela amène à une scène finale très riche en émotions (prévoyez des mouchoirs, vraiment). Le titre « Coco » a d’ailleurs un sens riche et très intelligent que l’on comprend en cours du film.

En parlant d’émotions, on vient de parler de scènes larmoyantes (très bien maîtrisées) mais la joie est aussi au rendez-vous. D’abord avec l’humour qui pourra faire sourire tout le monde, certains gags feront rire les plus jeunes (sans pour autant ennuyer un public plus âgé) et les plus âgés rigoleront devant quelques caméos bien pensés. Il n’y a d’ailleurs aucune scène exclusivement pour les enfants, ce qui est vraiment appréciable dans un film d’animation de nos jours surtout quand des films comme Les Minions ou Baby Boss sont de gros succès au box-office (sans aucune volonté d’attaquer la concurrence, je tiens à le préciser).

Ces émotions se font aussi bien ressentir dans les nombreuses chansons du film ! Une première dans un Pixar. Notez que l’on est loin d’une comédie musicale puisque les chansons ont toutes un sens dans le film que ce soit lors de shows musicaux (particulièrement spectaculaires) ou bien lors de scènes plus intimistes. Même si aucune d’entre elles n’est aussi entêtante qu’un Libérée, Délivrée ou Try Everything, elles sont de bonne qualité et agréables à écouter. La chanson Remember Me est d’ailleurs la chanson centrale du film et a la particularité de pouvoir être chantée de manière triste ou joyeuse (tel Like a Prayer de Madonna, pour donner une idée).

En conclusion, on tient là une nouvelle pépite de chez Pixar, et du cinéma en général ! Malgré quelques petits défauts ça et là, l’animation et le travail sur l’univers des morts est incroyable, les héros sont attachants et le scénario est excellent avec des relations complexes et vraisemblables entre les personnages et une fin qui ne laissera aucun public indifférent. Pour les plus pessimistes, certes, Pixar prépare de nombreuses suites (et c’est dommage que ça prenne la quasi-totalité du calendrier), mais rassurez-vous, le studio à la lampe n’a rien perdu de sa superbe et sait toujours faire rêver et raconter des histoires qui en frapperont plus d’un.

Notre avis sur l’édition vidéo

A venir…

Bilan du junket (événement presse)

– Bilan de l’entretien avec Lee Unkrich (réalisateur) et Darla Anderson (productrice) :

L’équipe de Daily Disneyland a eu la chance de pouvoir assister à l’événement presse de Coco, à l’hôtel Peninsula, juste avant l’avant-première nationale du film.

Tout d’abord, le plus dur pour les équipes a été d’animer les squelettes. Les designs prenaient beaucoup de temps aux animateurs pour faire des personnages attachants, au character design jamais vu auparavant.

Les équipes du film on fait un voyage au Mexique pour en faire une source d’inspiration dans leurs musiques.

Lee Unkrich précise que Coco ne porte pas en premier lieu sur la mort. A la base, il devait se centrer sur le deuil mais la problématique a été changé pour ne pas que le film soit trop dur.

Ensuite, un membre du groupe presse a demandé quelle était la recette pour réussir des scènes avec autant d’émotion. Lee et Darla ne savait pas trop, mais ils précisaient qu’il fallait laisser beaucoup de places à ces scènes pour que les émotions aient le temps de se libérer, d’être communiquées.

A la fin de l’entretien, Lee Unkrich nous a dévoilé une infomation exclusive : un teaser des Indestructibles 2 arrive bientôt ! En soit, ce n’est pas une nouvelle très étonnante puisque la date de sortie de ce dernier commence à approcher à grands pas.

– Bilan de l’entretien avec Ary Abittan (voix française d’Hector) et Andrea Santamaria (voix française de Miguel)

Pour Ary, être une voix chez Pixar c’était un rêve. Nous apprenons ensuite que les deux doubleurs ont travaillé ensemble sur les chansons et les bande-annonces notamment. 

Andrea est un garçon de 12 ans ayant déjà travaillé sur Le Petit Prince. Il joue de la guitare et a des origines italiennes. Sa mère est comédienne et doubleuse tandis que son père est chanteur. Il a donc été élevé dans une famille d’artistes et quand on lui demande si il pourrait vivre sans musique comme Miguel, il répond que ce serait impossible pour lui.

Ensuite, Ary nous dit que l’expérience du doublage a été très bonne et qu’il recommencera avec plaisir.

 

Merci à Disney France pour leur invitation ;). Coco, la nouvelle pépite des Studios Disney Pixar, dès le 29 Novembre en salles.